A Yvette DECHIEF

Yvette Dechief a été une grande amie. Une confidente pour notre couple. Elle est décédée le 15 octobre 2019 à Rebecq. Elle a choisi son départ dans la dignité. J’ai eu la tristesse de lire un dernier adieu lors de son enterrement.

Yvette

Le crabe a eu raison de toi. Mais ton courage a été aussi grand que ton cœur.

C’est aujourd’hui le grand départ. Tu n’es pas loin. Tu es juste maintenant de l’autre côté du miroir.

Tu as été toute ta vie une belle personne. Une personne que je suis fier et heureux d’avoir connu.

Tu étais une grande dame. Tu n’étais pas une duchesse, mais tu en avais la noblesse. La vraie noblesse, celle du cœur. Celle de l’âme.

Tu étais une personne de convictions. Tu aimais – je me plais à le croire – nos discussions téléphoniques sur la politique et sur la philosophie. Sur la vie, quoi !… Discussions qui se terminaient parfois par une de tes saintes colères, bien vite oubliée, lorsque je te poussais un peu trop loin par taquinerie. Taquineries que tu pardonnais aussi vite et qui se terminaient par des sourires.

Tu a été pour Marie-Anne et moi une amie à qui l’on aimait se confier en toute confiance. Plus qu’une sœur pour mon épouse.

Lors de notre dernière conversation téléphonique, tu m’as dit que la vie était un beau cadeau. Que la vie t’avait fait le beau cadeau de 82 années. Et qu’il faillait en profiter. Qu’il fallait rester maître de son destin jusqu’au bout. Tu as donc décidé de partir dans la dignité.

Tu ne voulais pas de notre compassion mais c’est toi qui nous donnais ta compassion. Tu nous remontais encore le moral pas plus tard que dimanche matin.

Yvette, merci au nom de tous ceux que tu as côtoyé pendant cette longue vie. Merci simplement d’avoir été là.

Pour paraphraser Victor Hugo, je te dis: « Tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout là où nous sommes ».

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